MON APPROCHE THÉRAPEUTIQUE
Ma pratique associe plusieurs approches complémentaires : la psychothérapie psychanalytique brève, la thérapie de couple d’orientation psychodynamique, la sexologie clinique, la sexoanalyse et les entretiens de soutien psychologique.
Au cabinet à Paris ou en visioconférence, le choix de l’approche dépend de la situation de la personne ou du couple, de sa demande et de ce qu’il paraît pertinent de travailler ensemble.
Thérapie individuelle
Une psychothérapie psychanalytique brève
La psychothérapie psychanalytique brève vise à soulager une souffrance psychique tout en permettant de mieux comprendre les conflits conscients et inconscients qui peuvent l’entretenir.
Elle s’intéresse à ce qui anime la personne intérieurement, à ses émotions, à ses représentations, à ses fantasmes et à ses répétitions, mais aussi aux relations qu’elle établit avec les autres et à la manière dont elle évolue dans son environnement affectif, familial, social ou professionnel.
Cette approche ne se limite donc pas à rechercher les origines inconscientes d’une difficulté. Elle prend également en compte ses manifestations actuelles et la possibilité d’introduire des changements concrets dans la vie quotidienne.
Une approche globale de la personne
La personne est considérée dans sa globalité. Le travail thérapeutique porte à la fois sur son histoire, ses conflits psychiques, ses relations et les situations qu’elle traverse aujourd’hui.
Il peut notamment permettre de comprendre pourquoi certains comportements ou certaines difficultés se répètent, ce qu’ils viennent exprimer et comment retrouver une plus grande liberté dans ses choix et ses relations.
La démarche s’organise ainsi autour de deux questions complémentaires :
Pourquoi cette difficulté ou ce comportement apparaît-il ?
Comment agir sur ce qui fait souffrir afin de favoriser un changement et un mieux-être ?
Une relation thérapeutique fondée sur l’écoute
La relation qui s’établit avec le thérapeute fait partie du travail psychothérapeutique. Elle repose sur une écoute attentive, chaleureuse et sans jugement, ainsi que sur une compréhension partagée de ce qui préoccupe la personne.
Cette place accordée à l’empathie et à la dimension relationnelle s’inscrit notamment dans la continuité des travaux de Sándor Ferenczi. Elle s’éloigne d’une conception trop distante ou strictement technique de la psychanalyse.
La personne qui entreprend une psychothérapie recherche souvent à la fois un soutien, une meilleure compréhension de ce qu’elle vit et la possibilité de percevoir progressivement des changements dans son quotidien.
Le cadre de la psychothérapie
Les séances de psychothérapie individuelle se déroulent en face-à-face. Leur rythme et la durée de l’accompagnement sont déterminés en fonction de la situation, de la demande et des objectifs définis ensemble.
Une à deux séances préliminaires permettent généralement d’explorer les différents aspects de la situation : histoire personnelle, santé, vie affective, familiale, sociale ou professionnelle. Ces premières rencontres permettent également de préciser la demande et d’évaluer la forme d’accompagnement la plus adaptée.
À partir de ces éléments, une première compréhension psychodynamique de la difficulté peut être proposée et discutée avec la personne. Le travail thérapeutique consiste ensuite à approfondir cette compréhension, à repérer ce qui se répète et à favoriser progressivement de nouvelles possibilités psychiques, relationnelles ou comportementales.
La réflexion ne s’arrête pas à la fin de la séance. Elle peut se poursuivre entre les consultations, lorsqu’une parole, une émotion ou une question continue à cheminer.
Repères théoriques : Sigmund Freud, Sándor Ferenczi, Michael Balint et Edmond Gilliéron.
Thérapie de couple
Comprendre la dynamique du couple
La thérapie de couple d’orientation psychodynamique cherche à comprendre ce qui se joue entre les partenaires, au-delà du désaccord ou de la crise qui les conduit à consulter.
Elle prend en compte l’histoire personnelle de chacun, ses attentes, ses fragilités et ses modes de relation, mais aussi la dynamique particulière construite au fil de la vie commune. Le couple n’est donc pas envisagé comme la simple juxtaposition de deux fonctionnements individuels : il constitue également un système relationnel possédant ses propres équilibres, habitudes et zones de conflit.
Dans certains modèles psychanalytiques, cette dynamique commune est désignée par la notion d’« appareil psychique de couple ». Il s’agit d’un concept théorique permettant de penser ce que les deux partenaires construisent, consciemment et inconsciemment, dans leur relation.
Identifier les interactions qui entretiennent les difficultés
La thérapie s’intéresse aux émotions, aux conflits et aux interactions qui se répètent entre les partenaires. Elle aide à repérer la manière dont chacun réagit à l’autre et dont certaines réactions peuvent, sans intention consciente, renforcer les tensions ou l’éloignement.
Un partenaire peut, par exemple, rechercher davantage de proximité lorsque l’autre se replie. Ce retrait peut alors accentuer l’inquiétude du premier, qui devient plus insistant, provoquant à son tour un retrait encore plus important. La difficulté ne réside plus seulement dans le comportement de l’un ou de l’autre, mais dans la dynamique relationnelle qui s’est progressivement installée.
Le travail thérapeutique permet de mettre en lumière ces enchaînements afin que le couple puisse les comprendre et les modifier.
Prendre conscience des attentes et des conflits
L’approche psychodynamique accorde une place importante aux prises de conscience. Elle explore les attentes explicites ou implicites de chacun, les rôles attribués au partenaire, les blessures anciennes parfois réactivées dans la relation et les conflits individuels qui peuvent se rejouer au sein du couple.
Elle prend également en compte le fonctionnement conjugal et familial : la communication, la répartition des rôles, les habitudes de vie, les règles relationnelles, la sexualité, la parentalité ou encore les attentes concernant l’avenir.
L’objectif n’est pas de désigner un responsable, mais de comprendre comment chacun participe à une dynamique devenue insatisfaisante ou douloureuse.
Renoncer au couple idéal pour faire évoluer la relation
La thérapie de couple peut également conduire à interroger les représentations idéalisées de l’amour et de la vie conjugale. Le décalage entre le couple imaginé et le couple réel peut nourrir des frustrations, des reproches ou le sentiment d’avoir été déçu par l’autre.
Faire le deuil d’un couple idéal ne signifie pas renoncer à la relation. Il s’agit plutôt de reconnaître les limites, les différences et les besoins de chacun afin de construire une relation plus réaliste et plus vivante.
Créer de nouvelles possibilités relationnelles
Le couple peut agir comme un révélateur des vulnérabilités de chacun. Certaines difficultés personnelles deviennent plus visibles ou plus intenses dans la proximité affective, particulièrement lors des conflits, des périodes de changement ou des crises.
En mettant en lumière les processus émotionnels, les conflits conscients et inconscients ainsi que les interactions qui entretiennent la souffrance, la thérapie cherche à redonner aux partenaires une marge de mouvement.
Elle peut ainsi les aider à communiquer autrement, à mieux comprendre ce qui se joue dans leurs réactions respectives et, lorsque cela demeure possible et souhaité, à construire une nouvelle manière d’être ensemble.
Repères théoriques : approches psychanalytiques et psychodynamiques de la thérapie de couple.
Sexologie clinique, sexothérapie et sexoanalyse
Sexologie ou sexothérapie ?
Les deux, parfois. Mais pas toujours.
La sexologie clinique et la sexothérapie ne s’opposent pas strictement. L’approche proposée dépend de la difficulté rencontrée, de son histoire et de la place qu’occupent les dimensions corporelles, psychologiques, affectives et relationnelles.
Certaines consultations concernent principalement la fonction sexuelle : difficultés d’érection ou d’éjaculation, manque d’excitation, problèmes de lubrification, douleurs pendant les relations sexuelles ou difficultés à atteindre l’orgasme.
D’autres demandes portent davantage sur le désir, le rapport au corps, les émotions, l’imaginaire érotique, les expériences passées ou la relation avec le ou la partenaire.
Lorsque des causes médicales, hormonales ou médicamenteuses sont possibles, une évaluation par un médecin peut être nécessaire. Le travail sexologique peut alors s’inscrire en complément d’une prise en charge médicale.
Comprendre ce qui entrave le désir et la sexualité
De nombreuses personnes ne consultent pas parce qu’elles souhaitent simplement avoir davantage de relations sexuelles. Elles viennent parce qu’elles voudraient retrouver l’envie d’en avoir.
Cette distinction est importante. Le manque ou la baisse du désir sexuel peut être lié à de nombreux facteurs : fatigue, stress, difficultés relationnelles, anxiété, changements corporels, maladie, traitement médicamenteux, événements de vie, expériences sexuelles insatisfaisantes ou perte progressive de la dimension érotique dans le couple.
La sexothérapie permet d’explorer ce qui freine ou empêche le désir, sans supposer qu’une sexualité devrait correspondre à une fréquence, une pratique ou une norme particulière.
Le travail peut également porter sur la manière de parler de sexualité, d’exprimer ses envies et ses limites, de comprendre les différences de désir dans le couple ou de retrouver une sexualité plus libre et plus satisfaisante.
La sexoanalyse : une approche de l’imaginaire sexuel
La sexoanalyse est une approche sexothérapeutique élaborée par le sexologue québécois Claude Crépault. Elle cherche à comprendre la sexualité dans ses dimensions conscientes, affectives, symboliques et imaginaires.
Dans ce cadre théorique, les difficultés sexuelles peuvent être mises en relation avec des anxiétés, des conflits psychiques, des représentations de soi ou de l’autre et certains scénarios de l’imaginaire érotique.
La sexoanalyse postule l’existence d’un inconscient sexuel relativement autonome. Il est important de préciser qu’il s’agit d’un modèle théorique propre à cette approche, et non d’un mécanisme scientifiquement démontré.
Le travail thérapeutique ne consiste pas à juger ou à normaliser les fantasmes. Il vise à comprendre la fonction qu’ils peuvent occuper, les conflits ou les inquiétudes auxquels ils sont associés et la manière dont ils influencent le désir, l’excitation ou les relations sexuelles.
Cette approche peut être proposée lorsque la difficulté sexuelle ne paraît pas seulement fonctionnelle, mais semble également liée à l’histoire personnelle, au rapport à soi, à l’intimité ou à l’imaginaire érotique.
Le cadre des consultations
Les consultations de sexologie et de sexothérapie se déroulent en face-à-face, individuellement ou en couple selon la problématique et la demande.
Les premières séances permettent de préciser la difficulté, son contexte d’apparition, ses répercussions et les éventuels facteurs médicaux, psychologiques ou relationnels qui doivent être pris en compte.
Le thérapeute participe activement à l’entretien et pose des questions afin de mieux comprendre l’histoire sexuelle, affective et relationnelle de la personne ou du couple. Le rythme et la durée de l’accompagnement sont ensuite déterminés en fonction de la situation et des objectifs définis ensemble.
Repères théoriques : sexologie clinique, sexothérapie et sexoanalyse de Claude Crépault.
Entretiens de soutien psychologique
Qu’est-ce qu’un entretien de soutien psychologique ?
L’entretien de soutien psychologique s’adresse aux personnes qui traversent une difficulté précise, une période de changement ou un bouleversement affectif, relationnel ou familial.
Il offre un espace pour déposer ce qui se passe, prendre du recul, mettre des mots sur les émotions éprouvées et mieux comprendre la situation. L’objectif n’est pas nécessairement d’entreprendre une psychothérapie approfondie, mais de bénéficier d’un accompagnement dans un moment où les ressources habituelles ne suffisent plus.
Cette forme de soutien peut être proposée ponctuellement ou sur une courte période, selon la situation et les besoins de la personne.
Une démarche centrée sur la situation actuelle
L’entretien de soutien se concentre principalement sur une difficulté actuelle et sur la manière d’y faire face. Il peut aider la personne à clarifier ce qu’elle vit, à envisager différentes possibilités et à retrouver une capacité d’action dans une période marquée par l’incertitude ou la souffrance.
À la différence d’une psychothérapie d’orientation psychanalytique, il ne vise pas prioritairement l’exploration approfondie des conflits inconscients ou des mécanismes de répétition.
La distinction n’est toutefois pas toujours absolue. Une difficulté apparemment ponctuelle peut révéler une souffrance plus ancienne ou des problématiques qui se répètent. Dans ce cas, la possibilité d’un travail psychothérapeutique plus régulier peut être envisagée et discutée.
Un accompagnement fondé sur l’écoute et les ressources
Le travail s’appuie sur une écoute attentive, empathique et sans jugement. Une place importante est accordée à l’expérience de la personne, à ses besoins et aux ressources dont elle dispose déjà, même lorsqu’elle ne parvient plus momentanément à les mobiliser.
L’entretien est plus interactif qu’une séance psychanalytique classique. Le thérapeute peut poser des questions, reformuler, proposer des pistes de réflexion et aider la personne à examiner la situation sous différents angles.
Il ne s’agit pas de fournir une solution toute faite ou de décider à la place de la personne, mais de l’aider à retrouver une compréhension plus claire de la situation et une plus grande liberté dans ses choix.
Le cadre des entretiens
Les entretiens de soutien psychologique peuvent se dérouler au cabinet à Paris ou en visioconférence. Ils sont généralement peu nombreux ou plus espacés qu’une psychothérapie régulière.
Le rythme est déterminé en fonction de la situation, du niveau de souffrance et des besoins de la personne. Il peut évoluer au cours de l’accompagnement.
Lorsque les difficultés apparaissent plus anciennes, répétitives ou profondément installées, un travail psychothérapeutique plus régulier peut être proposé. Cette orientation est discutée avec la personne et ne constitue jamais une décision imposée.